• Alex 50km Lahti Champion
    • Alex Harvey - Mon Corps, Mon Outil

      November 21, 2014

      Les athlètes de pointe passent des heures à pousser leur corps aux extrêmes limites. Petit questionnaire sur ce qui se cache derrière cet outil.*

      Nom : Alex Harvey

      Âge : 26 ans

      Taille : 1,84 m

      Poids : 75 kg

      Surnom : « Les gars m’appellent Harv ou Harveroni… »

      Lieux d’entraînement : Québec et Mont-Sainte-Anne

      Taux de gras : « Je ne l’ai pas pris cette année, mais c’est autour de 6,5-8 %. »

      Heures d’entraînement par semaine : « Vingt heures en moyenne. »

      Jours d’entraînement par semaine : « Six, parfois sept. »

      Heures dans la salle de musculation : « Cinq heures en trois séances. L’hiver, on coupe à une séance de 1 h 45 min. »

      Entraînement de prédilection : « J’aime les longs entraînements de trois ou quatre heures en course à pied, en ski à roulettes ou en vélo. On peut voir du pays, apercevoir des animaux dans le bois, rencontrer du monde. »

      Entraînement secret : « Ce n’est pas un secret, mais je ne pense pas que beaucoup de fondeurs travaillent comme nous en salle de musculation. On travaille l’explosivité, la pliométrie. Pour les jambes, c’est connu, mais notre préparateur Charles Castonguay a inventé des choses pour le haut du corps. Par exemple, parfois, la barre de développé couché, on la lance et on la rattrape. En début de saison, on fait beaucoup de surcharge et de répétitions courtes. » Comme quatre tractions à la barre fixe… avec deux disques de 45 lb accrochés au corps.

      Plus grand défi physiologique : « J’ai des capacités d’endurance assez naturelles. Ce qui était le plus difficile pour moi, c’était les épreuves plus courtes, anaérobiques, des intervalles de 30 secondes, une minute. Quand j’étais plus jeune, dans mon groupe d’entraînement, je me faisais varloper dans ces intervalles-là. »

      Meilleur truc pour récupérer : « Dormir. J’ai toujours été un gros dormeur. J’ai des nuits de dix heures et je fais des siestes d’une heure, une heure et demie, presque chaque jour. Je suis chanceux, je suis capable de m’endormir à peu près n’importe où. »

      Calories consommées par jour : « Je n’ai jamais calculé ça. »

      Ce que je mange avant l’entraînement : « Si je suis à la maison, du gruau, avec un ou deux œufs que je casse dedans à la fin de la cuisson. J’ajoute un peu de tout : sirop d’étable, fruits, pommes, framboises, baies. Café, jus d’orange. »

      Ce que je mange après l’entraînement : « Tout de suite après une muscu, un entraînement plus intense ou une compétition, des boissons de récupération. Le ratio est de trois grammes de glucides pour un gramme de protéines. Le lait au chocolat, c’est exactement ça, sauf que le lactose ralentit un tout petit peu l’absorption des glucides et des protéines. L’équipe nationale nous donne donc une préparation qu’on mélange avec de l’eau. C’est aussi plus facile pour l’estomac. »

      Repas « je me paye la traite » : « En saison, ce n’est jamais ça, parce qu’il n’y en a pas en Europe, mais une poutine, ça reste un classique. Je suis chanceux, j’aime manger des choses bonnes pour la santé. Le quinoa, ça reste un de mes aliments préférés. Et j’adore le riz brun. En Scandinavie, quand on est tannés de manger des patates bouillies et du poisson blanc, on va dans une pizzéria. »

      Vice alimentaire : « Probablement le chocolat. Il ne faut pas que j’en achète parce que si je l’ouvre, je le finis dans la journée ! »

      Alcool de prédilection : « Le vin. À la maison, j’en bois un verre presque tous les soirs. C’est ma mère qui m’a montré ça. Elle est médecin, ça doit être correct ! »

      Partie de mon corps que j’aime le plus : « Mes jambes sont assez longues par rapport à ma taille. En ski de fond, ça me permet d’avoir une plus grande amplitude de mouvement. »

      * D’après une idée originale de la section « Edge » de sportsillustrated.com